Le mot du maire

Chers concitoyens, ma décision de partir ou non pour les prochaines législatives a suscité beaucoup d’intérêt dans la classe politique locale et les paris, y compris chez les journalistes, allaient bon train. Voici donc ma réponse, dictée par ma volonté de conserver cette proximité d’action avec vous. Il nous reste tant de belles choses à accomplir ensemble.

 

« Depuis plusieurs mois, de nombreux habitants de Hoenheim et du canton, élus de tous bords, chefs d’entreprises et présidents d’associations, m’ont fait part de leur souhait de me voir porter leur voix à l’Assemblée nationale. On m’a répété que ma proximité avec mes concitoyens, mon sens de l’écoute, ma capacité à rassembler au-delà des clivages politiques et les 80 et 88 % de suffrages, accordés aux dernières élections municipales et cantonales, seraient de nature à légitimer ma candidature à ces élections législatives.

Quel « ego » ne serait pas sensible à tous ces encouragements, à tous ces témoignages de confiance ?

Et bien, pas le mien !

Au-delà des honneurs et des ambitions, c’est mon attachement à ma ville, à mon canton et à la gouvernance assurée au sein de l’Eurométropole qui m’a dicté mon choix.

 

Je ne serai donc pas candidat aux législatives.

Je ne serai pas celui qui « bousculera » pour occuper la place vacante. Je resterai fidèle à mes mandats de cœur, ceux qui permettent à ma sensibilité de s’exprimer pleinement au travers de mes échanges quotidiens avec Monsieur et Madame « Tout le Monde ». Je veux continuer à m’y consacrer avec foi et conviction. Mon besoin de proximité et de contact direct avec mes concitoyens sont plus précieux à mes yeux que les ors de l’Assemblée nationale.

 

Je suis tel que je suis : un homme essentiellement et fondamentalement animé par ce besoin d’être au plus près de ce qui fait le quotidien de mes concitoyens.

Je remercie celles et ceux qui m’ont encouragé, parfois poussé « à saisir l’occasion qui m’est donnée ». C’est une belle marque de confiance que j’estime. Mais Blaise Pascal n’écrivait-il pas : « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point » ?

 

Vincent Debes,

votre Maire,

vice-président de l’Eurométropole,

conseiller départemental.